dépressive utopiste: isabelle






Avant de revenir à la fête, j'ai envie de vous faire part de mes pensées du jour ....

S'il m'arrive parfois d'être distinguée, si si, je vous jure, les jours où je fais prendre l'air à ma robe du dimanche, cela m'arrive ; je ne prétends pas détenir le savoir des : politologues, sociologues, psychologues et autres économistes, eux, fort distingués.
Pourtant il ne faut pas être grand devin pour se douter qu'il y a de grandes chances que l'on chante très bientôt sur des lendemains désenchantés.
 
Combien de fois ai-je entendu par le passé mes « anciens » dires : « de mon temps... » ?
Et voilà qu'aujourd'hui, je deviens la « vieille conne » qui rapiape sur les temps jadis...
Je ne suis pas de celles qui cultivent les regrets, pas plus que les remords d'ailleurs, ce n'est ni dans mon tempérament, ni consécutif à mon éducation.
Cependant, je confesse croiser dans mon quotidien des attitudes, des faits, qui me laisse « rêveuse ».
 
Rien de primordial, me direz-vous, dans ces petits détails qui laisse à croire que la courtoisie, le civisme sont définitivement « has-been » dans une société « no  limit » qui cultive le « chacun pour soi ».
Nous nous sommes libérés de la royauté, il y a bien longtemps, au nom d'idées novatrices et révolutionnaires.
Et aujourd'hui, chaque famille élève son « roi ».
Il est enfant, il hurle, trépigne et exige, alors que ses parents lasses et dépassés offre au despote, sans révolte ce qu'il réclame.
L'exigence devient un mode de communication.
Qui osera lui dire non, un jour ?
Et quelle sera sa réaction alors qu'on lui tiendra tête ?
Qu'en sera-t-il de cet enfant alors qu’ayant grandi dans la satisfaction pleine et entière de ses désirs à peine formulés, il deviendra adulte ?
Un adulte sans désir, blasé, habitué à tout posséder sans effort, sans véritable envie, si ce n'est une satisfaction immédiate, au mieux ...
Un adulte à qui la société va devoir dire la vérité puisqu'elle s'avèrera, à terme, incapable d'offrir la « lune » ou  la « terre promise » à l'élu qu'elle lui a donné l'illusion d'être.
 
N'étant distinguée, qu’aux heures creuses, je ne prétends donner aucune leçon, ne dicter aucune loi, ne détenir aucune vérité. Pourtant, je m'interroge, certes pas pour mes enfants, je n'en ai pas, mais pour les vôtres...
 
Est-il facile aujourd'hui d'avoir 20 ans ?
Notre société prépare-t-elle ses enfants à devenir des adultes responsables et conscients de l'importance de leur libre arbitre ?
Un indice récent permet d'entrevoir une réponse à ces interrogations, la naissance d'un nouveau mot dans le dictionnaire : « adulescent » à paraître dans le Petit Larousse 2010 et dont la définition est :  « jeunes adultes qui continuent à avoir un comportement comparable à celui qu'ont généralement les adolescents. », ou « syndrome de Peter Pan ».
Que dire d'une société qui, quand elle identifie un problème, semble ne trouver aucune autre solution que de créer un « concept » ?
J'ai assisté, il y a peu, à une conférence de Gérard Apfeldorfer, cofondateur du site GROS, qui, au travers de la problématique « obésité », dressait un tableau de nos démocraties riches et « matriarcales » qui, au nom du bien-être de la communauté, édictent sans cesse plus de règles, au mépris de l'individualité voire de l'intériorité.
 
Encore une fois, je ne prétends nullement être capable de fournir une solution ou une réponse à ces problématiques de société qui sont d'une grande complexité.
Partager avec vous mes doutes, mes interrogations n'a d'autre but, que d'ouvrir un débat, de permettre la confrontation de nos perceptions humaines et sociétales.

Je vous l'ai déjà dit maintes fois, le net est, pour moi, un outil d'une valeur inestimable, puisqu'il nous permet d'écrire « tout haut » ce que l'on pensait « tout bas »...
Le faire est très clairement pour moi un besoin, mais aussi, je le pense sincèrement, un devoir.


Et, vous savez quoi ? Et bien, le pire dans tout cela, est que vous gaver d'écrits indigestes ne met même pas mes proches à l'abri, car nonobstant les psy et consorts qui n'ont guère le choix, je vocifère mes élucubrations à qui veut ou ne veut pas (d'ailleurs !!! mdr) les entendre !!!!

oops, dé so lée ..... lol






Mar 30 jun 2009 5 commentaires
Bon, tu peux continuer à élucubrer... c'était tout ce qu'il y a de plus lisible !

... et tu m'as rendue heureuse : depuis le temps que j'emploie le mot "adulescent", je croyais que je l'avais inventé... Ben non, puisqu'il sera bientôt dans le dico...

Le mot est drôle, l'image un peu moins... Peter Pan, c'est très joli dans une histoire, mais beaucoup moins dans la réalité.

Bisous du soir, Isabelle. Passe une bonne nuit.
Quichottine - le 30/06/2009 à 23h05
Hé oui la réalité, elle n'est pas un rêve, pas une illusion, pas un jeu...
isabelle Cassou
De nos jours il y a peu d'adolescents...est-ce la faute des parents!!! bisous
Dany - le 01/07/2009 à 07h44
La faute à qui d'autre ? bisous , l'enfant reproduit des schémas, il est la résultante, en grande partie, de son éducation. à nous de nous poser les bonnes questions....
isabelle Cassou
J'ignorais ce mot (qui sonne mal) et je ne suis pas fatiguée de tes délires sensés 
J'ai observé comme toi ces enfants-rois. Oui, que deviendront-ils à l'adolescence, à l'âge adulte (qui a bien reculé, me semble-t-il) ?
Gros bisous, Isabelle
siratus - le 03/07/2009 à 01h04
Il est en effet, à mon humble avis, important d'y réfléchir afin qu'ils ne soient pas totalement démunis alors qu'ils seront adultes et que la société se montrera bien moins généreuse.
Faire un enfant est simple, l'élever, lui apprendre, lui montrer le chemin, est un devoir parfois difficile.
isabelle Cassou
La maturité n'a pas d'âge, alors pourquoi te soucier de savoir si les humains sont plus ou moins ceci ou cela avant ou après une periode donnée.
Le monde est à notre image et quelquefois les images que nous renvoient les miroirs ne nous conviennent pas forcément.
Je te suggère plutôt d'admirer le spectacle de cette diversité toujours changeante qui mène partout et nulle part.
Pour moi avoir 20 ans aujourd'hui n'est pas une référence en soit, quelque soit l'âge l'instant présent est vécu dans l'instantané, les décisions appartiennent à ceux qui les prennent et les font aboutir, aux autres des accepter ou non.
D'ailleurs beaucoup de lois sont adoptées et peu ou pas respectées, ou non appliquées.
Le monde ne peut en apparence être unanime, mais en réalité, il l'est a son insu, car chacun en fait à sa tête et c'est ce qu'il croit et les résultats sont quasiment incontrôlables, tel est la vraie loi, une espèce de conscience collective qui crée sans cesse de nouveaux tableaux. Si tu ne suis pas, tu as l'impression comme tu dis d'être "has been", que nenni, les "in" d'aujourd'hui préparent déjà leur "has been" de demain, si ça ce n'est pas programmé, nous sommes victimes d'un rêve global ahurissant de semblants de réalité sans cesse en mouvement qui s'amuse elle même, encore plus hahurissant, mais plausible.
Nous n'avons pas à contrôler, le système s'en occupe. Qui est le "système "et qui sommes nous vraiment? That is the question?
Le jeu de la Conscience est en plein effervescence, préparez vous au spectacle.
Bonne route.
godicheau michel - le 03/07/2009 à 11h26
Je ne suis pas certaine que la  maturité n'ait pas d'âge.
Mais je suis d'accord le monde est à notre image, en prendre conscience, et regardez l'image que le miroir nous renvoie et de ce fait y réfléchir, analyser et pourquoi pas essayer de modifier son comportement, n'est pas nécessairement nuisible.
« Vivre et laisser vivre », « ici et maintenant » sont certes des visions qui permettent de vivre le quotidien dans la sérénité, en évitant le plus possible l'angoisse du lendemain ou pourquoi pas l'angoisse de « l'autre ».
Le spectacle est parfois admirable, je suis d'accord, par contre parfois, il est détestable, violent, à l'encontre d'une humanité humaniste.
Que faut-il faire alors ? Le nier ? L'oublier ? Faire avec ?

La loi, les règles, sont de de plus en plus prisées dans notre société au mépris le plus souvent du bon sens qui les rendrait inutiles.

Je ne pense pas aujourd'hui, malheureusement, que l'on puisse parler d'un rêve global.
Chaque pays, société, religion, système économique, chaque minorité qu'elle soit raciale, sexuelle, sociale, que sais je ....vivent encore pour beaucoup dans la souffrance, la misère, la solitude etc...dans une réalité qu'ils voudraient imposer à l'autre plutot qu'accepter d'autres visions des choses .

"nous n'avons pas à controler, le système s'en occupe"
je ne peux adhèrer à cela, si « système », il y a, ce ne peut être que parce que nous acceptons tels des moutons de Panurge de penser, de vivre tel que le système veut nous l'imposer, , de « ne plus contrôler », d'oublier notre conscience, de ne plus nous estimer libres de penser, libres d'agir, libres de dire, libres de douter.....

ce système nous mène clairement à notre perte. à l'échelle du temps, à l'échelle de l'univers, l'humanité n'est évidemment qu'une petite parenthèse sans importance, pourtant, n'était il pas de notre responsabilité d'hommes, de faire en sorte que cette humanité soit bien portante et promise à un avenir "sain", dans le respect de chacun, et enfin dans de vraies valeurs humanistes,pour le bien de tous...
La conscience est en pleine effervescence, c'est un fait et pas un jeu, j'espère sincèrement que le « spectacle » qui en découlera sera le chef-d'oeuvre d'une humanité qui aurait pu courir à sa perte.

l'adresse de ton blog est fausse .... dommage
isabelle Cassou

Les comportements découlant de l’état d’esprit des gens et l’état d’esprit de leur niveau de conscience, l’on peut considéré que l’humanité est en pleine crise d’adolescence, voir dans l’enfance au vu des résultats.

L’on se croit en démocratie, pour peu de temps toutefois, les grands « trusts » et les groupes financiers ainsi que les actionnaires n’en n’ont cure, ils font danser au monde une drôle de gigue et chanter une drôle de chansonnette, genre « les puissants gouvernent le monde et les autres le subisse, mais laissons leurs quelques miettes de peur qu’ils ne se révoltent ». On en a vu des plus sanglantes(des révolutions)et je pense sérieusement que ces lendemains auront la couleur pourpre, comme tu le ressens présentement, il manque encore quelques ingrédients pour faire déborder la marmite et la faire explosée, les « gentils nantis » équilibre la barque pour un temps, disons assez court maintenant où les événements et les enjeux sont mondiaux et planétaires.

Il y a deux sortes de morales : la théorique ou tout est bien listé, tiré au cordeaux, ça à de la gueule et puis la morale pratique issue des désirs, des envies, des idéaux de chacun tirant à hue et à dia faisant voler en éclats les belles et grandes idées des théoriciens, la science sans conscience à bien remplacée la philosophie passéiste, la vertu, le sens de la responsabilité individuelle et collective pour un nihilisme matérialiste dans l’ère du « Kali yuga », heureusement de-ci de-là

de grandes âmes passent rééquilibrer les dérives et puis ça dérape de nouveau, tel est le jeu , les lilas de la conscience subordonnée à la création sans cesse s’apprenant elle-même.

Tout cela reste vraiment fascinant en soi et le film est fichtrement bien tourné avec des ingrédients détonnant ma foi, n’est-ce pas très « chère ».

Tel que le spectacle se déroule même en ce moment ne vous déplaise, il est un chef d’œuvre. Il n’est qu’a prendre du recul, un peu de hauteur, de discernement, de compréhension, le tout saupoudrer de l’Amour. Où le rêve fini, commence l’infini, tel est la leçon finale, mais rejoignant l’Eternel, notre repos et la félicité.
Le passé pour les trépassés

Le présent pour les vivants

Le futur pas mûr et pas sûr.
L’humain cherche des repères pour avancer dans la vie, les mots n’ont un sens que si ce qu’ils signifient est compris, accepter et intégré, puis vécus. Le magasins de jouets est énorme pour s’exprimer, nous n’allons pas refaire le monde, nous le découvrons à travers ce que nous en percevons et notre perception change à chaque fois que des éléments nouveaux ou oubliés arrivent dans notre champ d’action ; suivant que ces évènements sont plus ou moins forts nos changements de perceptions s’adaptent aux nouvelles données et selon ces changements, la relation à l’autre n’est imperceptiblement plus la même et c’est sur ces bases là que nous évoluons.

Savoir que le monde est en perpétuel mouvement, est créateur en lui-même, car offrant à chaque instant des opportunités nouvelles et des chances de se refaire en quelque sorte (et je maintiens quel qu’en soit l’issu que ceci est un jeu, les objets du jeu passionnent tellement l’homme qu’il ne s’interroge pas sur ce qu’il fait ici bas et ce qu’il est réellement dans tout ceci, mais ça viendra, beaucoup on déjà franchi le pas, les écoute-t-on ? Très peu, c’est que le « jeu » est très prenant et l’on y croit très fort. lol..).

Quand à savoir quelle attitude est la meilleure pour aborder tous ces changements, la réponse est à l’intérieur  de chacun d’entre-nous. Là, réside une Présence remplie de Paix ,de Joie permanente, de Justesse de perception du monde, de force, de compréhension , de droiture et de compassion menant à l’Amour. L’homme est-il prêt à passer le cap ou croit-il toujours à l’improbable, source de son ignorance et de ses angoisses de ses conflits jusqu’à la folie et la guerre, puis la mort. Comme le mentionne le « Mahabharata », la vraie bataille à gagner est bien en nous, alors nous serons affranchis de l’esclavage des illusions pour aboutir à l’infini magnifique, illimité.

Hum…ça donne l’eau à la bouche n’est ce pas.

Pour en revenir à tes moutons, qu’est-ce qu’il y a d’aussi nombrilisme que son petit « moi » : un autre petit « moi » qui sort de ce même nombril, mais n’en faisons pas une généralité, quoique des fois…ceci à propos de l’enfant-dieu.

Je maintiens toujours que la maturité et la sagesse ne sont pas en rapport avec l’âge, sans faire éventuellement allusion aux expériences de réincarnation ou l’entité continue avec le potentiel déjà acquis dans ses autres vies, d’où toutes ces différences apparentes à la naissance, car ils en faut des différences pour que la Vie soit attractive, il n’y a qu’à voir comment les journalistes se délectent et le public ,avec une fausse pudibonderie affectée devant l’actualité violente et scandaleuse, comment ils se jettent et se vautrent avec aise, enfin de l’action, de la vraie que l’on ne s’ennuie pas sur cette planète, l’événement, ça , ça compte…

J’espère avoir été plus clair dans la démarche.

vivadevata - le 04/07/2009 à 13h14

tu as été parfaitement clair et j'entends bien, même si nous percevons certaines choses de manières différentes
isabelle Cassou