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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 22:39








Ainsi donc une nouvelle rubrique nait aujourd’hui, je vous l’ai promise, il y a quelques jours.
Il me faut avant tout, vous raconter, le pourquoi et le comment de sa naissance.
 
Au fil des ans, ma bibliothèque d’images s’étoffe peu à peu, aujourd’hui elle compte environ 35 000 photos. Je ne prétends évidemment pas les connaître toutes, mais certaines d’entre elles ont une histoire, elles sont, pour des raisons très diverses, les témoins d’un moment, d’une ambiance, d’une musique, d’une odeur, d’un sentiment …
Bref, alors que je lis vos articles aux uns et aux autres, amis bloggeurs, renaissent les souvenirs et étonnamment alors, je n’ai de cesse de chercher par delà les dossiers d’images, celle qui reflète le mieux ce souvenir, cette impression, ce sentiment, ce point commun qui nous lie par-delà la toile, l’image se lie à l'histoire et en quelques secondes, elle qui n’était qu’un témoin anonyme d’un instant fugace, devient la seule capable de refléter cette sensation qui, là, soudain, m’habite …
 
Je vais tenter de vous conter 
 
Par-delà l’image
Au-delà du mot
En page sage
Fidèle, mais à demi mots
Je vais vous livrer l’histoire
Celle qui s’écrit pianissimo
A l’ombre de la mémoire
A tout petit mot
Délicate impression
A l’image parfois floue
Aimable jam-session
D’un souvenir blue ….



 
 
 
Nous nous étions rencontrés il y a quelques jours, sur une plage de sable blanc, bien loin du tourisme de masse, à Praslin, aux Seychelles.
Nous étions d’horizons bien différents, mais habités par la même passion, les dessous de l’océan…
Notre guide de plongée était ce matin très excité, le bruit avait couru depuis la veille qu’un superbe requin baleine se promenait à l’horizon de notre vaste terrain de jeu …
Autant vous dire, que nous sommes partis le nez au vent, l’œil à l’affût, scrutant le bleu, espérant croiser le regard, pour ma part pour la première fois, de ce bel animal, qui, du fait de sa proximité annoncée, devenait soudain… mythique…
Nous étions peu nombreux et il faut bien le reconnaître, quelque peu fébriles à l’annonce de cette possible rencontre.
Oh, nous étions les uns et les autres suffisamment aguerris en plongée, pour savoir, qu’aucune rencontre programmée ne tombe jamais toute cuite dans la petite lucarne de nos masques aux yeux exorbités !
Cependant, malgré nos centaines de plongées, aux uns et aux autres, nous confessions au début de cette plongée, une légère tachycardie et nous caressions le doux rêve de croiser la «  bête ».


Nous nous promenions le nez en l’air, regardant la petite faune seychelloise d’un œil quelque peu distrait, au grand dam de certains habitants qui pourtant se plaisaient à nous offrir leur meilleur profil … offrant à l’objectif leur petite bouille à bouche toute ronde semblant dire :


« regarde-moi, ne suis-je pas mignon ? 





 Me   voilà de profil,
 


 



voilà ma jolie queue gracile… »







Quand soudain, notre guide commençât à faire des gestes qui ne trompaient personne, il avait en vue quelque chose de beau, de rare, quelque chose vers lequel il tendait  un bras se voulant indicateur.
Nous nous retournâmes et le vîmes …
Il était loin, l’eau était quelque peu turpide. Vous imaginez bien que portant un masque, il nous était impossible de nous  frotter les yeux …
Mais qu’était donc cette grande forme sombre qui se détachait du bleu ?



 



 Il nous semblait reconnaître la livrée à dominante verte du Napoléon. La taille de l’animal nous laissait à supposer qu’il était bel et bien un de ces splendides souverains à la nage habile et débonnaire, à la livrée quasi magique faite de bleu et de vert, aux lèvres charnues, et à la forme si caractéristique.
Nous tentions une approche lente et délicate. Il fallait bien nous rendre à l’évidence cela ressemblait à un Napoléon, ça avait le goût d’un Napoléon ; mais ce n’était pas un Napoléon….
La « bête » avait  une tête bien étrange. Elle semblait bien timide, restant toujours à limite de visibilité et pourtant, sa silhouette se dessinait jusqu’à que les contours apparaissent de moins en moins flous.
Quel étrange animal ! Une sorte de grosse bosse laissait à entendre que ce poisson eût pu être hydrocéphale et nous n’étions guère loin de la vérité …


 


 
La forme doucement se précisait et bien qu’elle conserva sa dimension fantomatique tout le long de notre rencontre, il fallait bien me rendre à l’évidence, je venais de croiser un superbe, un majestueux habitant des lieux qui m’était jusqu’alors totalement inconnu …
Il s’en fut tout doucement et disparu laissant planer sur le bleu le doute de cette rencontre improbable d’un poisson sans nom.








Et alors qu’il n’était plus qu’une ombre furtive, un simple perroquet vint à la charge, bien peu farouche prouvant ainsi que bien qu’il fût petit, il n’en était pas moins hospitalier…






Quelques gaterins plus tard,





 ayant croisé quelques perroquets entourés de portes enseignes, 



 



 nous sortîmes de l’eau, impatients et curieux de connaître enfin le nom de ce magnifique mystère...

Ce jour-là je rencontrai pour la première fois,


un perroquet à bosse


poisson dont jusque-là j’avais ignoré l’existence.
Autant vous dire que le bel animal aussi flou soit-il, aussi improbable reste-t-il sur les clichés, restera à tout jamais gravé dans ma mémoire…
 
Il est des rencontres que l’on n’oublie pas , et celles qui ont lieu dans les dessous de l’océan, possède cette dose de magie qu’il est difficile de décrire, puisqu’après tout, là bas, en bas, nous ne sommes que des intrus, que l’océan, a la merveilleuse générosité de laisser vagabonder quelques heures, dans des petits morceaux infinitésimaux de ces mystérieux et vastes abysses …



Voilà, c’était l’histoire d’une image …. D’une image imparfaite, d’une image qui contient sans nul doute tout autant d’émotion que de pixels ….
 








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Published by isabelle cassou - dans histoire d'une image
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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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