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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 22:08

 

 

 

 

citrouille.jpg

 

Il n'y a qu'à moi que ça arrive, me voilà courant après le temps dans ma clinique.

Journée bien remplie, sport, cours de diététique, ateliers psy, aquagym, kiné en piscine ...

Le soir, c'est établi, belote jusqu'à 22 heures.

 

Je fais équipe avec Yvette, une charmante sexagénère aux petits yeux bleus pétillants.

Elle fait partie de ces personnes qui portent leur gentillesse sur eux.

Hier soir, nous avons fait connaissance de Véro

Mais, ça, comme disait Titus (mais si, Titus, le ptit lion, vous vous souvenez ?? ), c'est une autre histoire !! (j'en garde pour demain ...).

Nous parlions d'une charmante petite dame très bavarde et nous avons constaté qu'aucune de nous ne la comprenait car elle a un très fort accent. Et là, nous a pris un incroyable fou rire, chacune se remémorant les oui ou non, dit au pif à cette dame après lui avoir fait répèter 3 fois sans comprendre.

 

Vous l'aurez compris, l'ambiance est sympa, gaie, alors le temps file bien plus vite ...

Véro part demain, mais qu'à cela ne tienne, nous avons déjà une liste d'attente de nouveaux partners ....

 

 


 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 23:01

 

 

 

 

gaie

 

Il est de 22 heures et je rentre de ma partie de belote.

 J’ai reçu plusieurs coups de fil aujourd’hui, mais je suis injoignable pour cause de causette ou de parties endiablées.

 

J’ai envie de vous raconter l’amour à la clinique pour gros …

Mon ami le beloteux  (allias le raciste au grand cœur)  a un compagnon de chambre d’environ 55 ans.

Ce Monsieur nommé José était, il y a quelques années, sous dialyse. Il a bénéficié d’une greffe et a été mis sous cortisone.

De là, il a beaucoup grossi et a développé un diabète insulinodépendant.

Et le voilà dans notre clinique pour gros à apprendre la diététique alors que rien ne le prédisposait à devoir le faire.

José est un homme de taille moyenne, brun, aux yeux très vifs. Il affiche, le plus souvent, un beau sourire.

Et, dès qu’on le rencontre, on sait qu’il n’est pas homme à se prendre la tête. José est ce qu’on appelle un homme facile à vivre, plutôt bon-vivant, blagueur, causant.

Avant-hier matin, pendant le cours de diététique, une petite dame espagnole s’est mise à piquer du nez. Je n’ai pas compris tout de suite, mais José simplement en la regardant s’est trouvé atteint d’un fou rire. Il riait si fort que je voyais couler des larmes le nom de ses joues.

Ce genre de rire est nécessairement contagieux. Le seul fait de regarder José ou le beloteuxce ravivait le rire naissant.

Bref, vous l’aurez compris, José est un homme simple et sympathique.

 

Hier, alors que le cours de diététique se terminait, une charmante quinquagénaire à la longue chevelure blonde éthérée a décidé de faire quelques travaux d’approche envers le José.

Moi qui ai travaillé des années, soit à l’hôpital, soit à Rungis, c’est-à-dire dans des lieux où la gaudriole et  la drague sont monnaies courantes, j’étais toujours la dernière prévenue, au risque d’ailleurs de faire quelques gaffes, car je ne voyais ou percevais jamais rien.

Mais là, dans ce lieu bien moins réputé pour ces choses-là, je me suis amusée à regarder cette femme d’âge mûr draguer sans vergogne. Notre blonde semblait retrouver ses 20 ans et la voilà bondissante jouant aux chatouillis chatouillas, minaudant telle une jeune fille en fleurs.

La photo que j’ai choisie pour cet article ne l’a pas été par hasard. Elle représente en tout point cette femme criant son émoi.

 

La belle blonde et José mangent  à la même table. Alors que les premiers jours, elle attachait systématiquement ses cheveux en grandes nattes, elle arrive maintenant toute chevelure dehors exposant sa longue crinière blonde.

Elle affiche un sourire ravageur qui n’échappe pas à pas grand monde.

Le beloteux a bien vu son manège.

Et José, s’il n’en laisse rien paraître, n’en est pas moins aveugle.

Ce midi, puis ce soir, à la sortie de table, alors que José rentrait tranquillement vers sa chambre. La belle blonde lui emboîta le pas ne laissant aucun doute sur ses d’éventuelles intentions.

Mais voilà, l’amour est bien fantasque. Alors que la belle se languit déjà, José ne le voit pas du même œil.

La belle est un brin collante, un peu trop fantasque à son goût.

 

L’amour frappera-t-il à la clinique pour gros ? Rien n’est moins sûr…

Mais une chose est sûre, la petite société d’un groupe de gros dans une clinique perdue dans une banlieue lointaine fonctionne comme tout autre société.

Il est toujours intéressant, en l’instance agréable, de voir les affinités se créer, se faire, se défaire.

Alors que quelques-uns partent rejoindre leur chambre de bonne heure,  une table est occupée par des joueurs de rami, l ‘autre par des joueurs de belote, une autre par quelques bavards, et enfin, une autre par un petit groupe où se mélangent diverses générations et où l‘on joue tantôt au trivial poursuit, tantôt au Monopoly, tantôt au Scrabble…

Une société se crée basée sur le hasard, quelques affinités, elle est nécessairement éphémère, mais n’en est pas  moins globalement sincère.

 

 

 

 

 

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 22:37

 

 

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Je n’ai plus rien écrit depuis deux jours.

Je me trouve embarquée tous les soirs ans dans des parties de belote effrénées. Je rentre donc dans ma chambre assez tard et je n’ai alors plus trop de courage pour vous narrez mes journées sportives.

J’ai donc un peu de retard quand aux récits de mes dernières rencontres.

 

Je vous avais parlé d’un xénophobe notoire. Depuis notre première rencontre, nous avons continué à échanger ou plutôt à confronter nos idées politiques ainsi que nos pensées sur certains personnages historiques tel Hitler, Mussolini, Pétain...

Ce Monsieur, contrairement à beaucoup de ses congénères, s’avère être cultivé et vraisemblablement passionné d’histoire.

Il n’y a strictement aucune chance pour que nous tombions d’accord sur le fond et sans doute encore moins sur la forme, mais la discussion n’est pas inintéressante.

 

Ce soir, le voilà qui nous raconte des arnaques en tous genres, il faut bien avouer,  que certaines choses sont extrêmement choquantes, et, hélas, il n’y a et aura toujours un certain nombre de personnes qui profiteront du système.

 

Mais là où les choses sont plutôt amusantes, c ‘est que ce brave monsieur aux idées parfois très arrêtées, s’avère être un faux « Dupont la joie» et le voilà qui nous raconte un certain nombre d’histoires où il se fait avoir sur toutes les longueurs simplement parce qu’il a bon cœur. Une infirmière, ici, lui expliquant que son fils est malade lui soutire 1500 € ; un jeune homme élevé par une mère aux mœurs un tantinet légères cherche à s’en sortir, il lui prête de quoi prendre le train ; une connaissance n’a plus de logement, il lui prête un studio, l‘autorise à manger les boîtes de conserve qui s’y trouvent, lui recommande de faire attention au lieu, aux vins qu’il stocke là ; etc.…

L’infirmière lui doit encore une grosse partie de la somme quelques années plus tard ; le jeune homme lui promet de lui rembourser ce qui lui a prêté ; et la connaissance lui vole tout ce qui se trouve dans le studio et lui rend dans un état lamentable.

 

Il nous raconte qu’il a roulé sa bosse et cela semble être une évidence, qu’il est conscient et rodé à toutes les arnaques pouvant exister. Et pourtant, il sait il se fera toujours avoir lorsque quelqu’un se présentera à lui dans le besoin, parce qu’il ne saura pas lui refuser.

Et le petit homme au discours raciste devient tout d’un coup un homme au cœur gros qui ne fait aucune différence entre Arabes, noirs, blancs …dans les faits alors qu’il fait montre dans les dires d‘une certaine férocité et une vindicte généralisée envers tout ce qui n’est pas blanc.

Étonnant bonhomme au paradoxe difficile à saisir, je l’écoute, je réagis, bien entendu, et je finis par me demander s’il joue un rôle, s’il en rajoute, s’il s’amuse, ou si toutes ses histoires dont il fut le dindon l’ont rendu bien plus méchant qu’il ne l’est réellement.

J’en viens à oublier le discours raciste, et à essayer d’aller au-delà, chercher ce qu’il semble cacher au premier abord.

Une chose est sûre, l’homme est bien plus complexe qu’il n’y paraît et, parfois, il n’est pas vain de creuser un peu pour aller chercher derrière la carapace rugueuse un cœur pas aussi sec et petit qu’on pourrait s’y attendre.

 

Cette rencontre est finalement étonnante. Et moi la dépressive optimiste suis confirmée dans l’idée qu’en tout humain, quel qu’il soit, il y a toujours, mais vraiment toujours, une part de bien, une part de bon. Elle est parfois enfouie, cachée, masquée, mais si l’on s’en donne la peine, peut-être, est-il possible de la déterrer et la mettre en avant ?

 

 

 

 


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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:09

 

 

 

 

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À midi, nous avons une invitée à notre table.
Le repas se passe quasiment en silence. A sa fin, comme il est souvent de coutume, les langues finissent par se délier.
Cette jeune femme nous raconte un parcours assez fou.
À 18 ans, alors qu’elle n’a pas de famille pouvant la conseiller, des médecins lui proposent un traitement expérimental contre son obésité : ce médicament s’appelle isoméride. Elle signe un protocole dégageant les médecins de toute responsabilité quant aux effets secondaires pouvant survenir. Le test se fait bien sûr à l’aveugle et elle n’a aucune connaissance du nom de la molécule.
Au début, le suivi est régulier mais le temps faisant, les effets secondaires s’installant avec force et le suivi se fait plus rare.
Elle se retrouve tellement détraquée de toutes parts qu’on finit par multiplier les traitements y compris antidépresseurs.
Ne sachant plus quoi faire, elle finit par stopper absolument tout traitement. Elle se sent alors bien mieux.
Ses copines de travail  lui racontent qu’il existe maintenant un médicament « miracle » et la voilà qui le réclame à son médecin.
Alors qu’elle prend le premier comprimé, sans savoir bien sûr qu’il s’agit du même médicament, ces symptômes reviennent immédiatement.
Martine est alors une jeune fille assez timide, et si elle prend conscience qu’elle a servi de cobaye pour un médicament aux effets secondaires plus que dangereux, elle sait également qu’elle n’a aucun recours juridique.

Par la suite, Martine se trouve atteinte de douleurs quasi chroniques, tous les médecins qu’elle verra alors mettront systématiquement les douleurs sur le compte de l’obésité, Martine oscille entre 150 et 170 kilos.
Il lui faudra patience, hasard, obstination, chance pour trouver enfin un rhumatologue qui posera le diagnostic et bien sûr le traitement adapté à une maladie totalement indépendante du poids.
En clair, alors que vous êtes obèse morbide, vous vous retrouverez dans la vindicte médicale comme étant victime de cette obésité et atteint de tous les détraquages que cette maladie peut induire. Mon propos n’est pas de prétendre que l’obésité est sans risque, mais, et c’est ainsi que Martine l’a vécue, alors que vous êtes obèse, le corps médical se fixe sur cet excédent de poids au détriment de tout le reste.
La vie de Martine change du jour au lendemain alors que ses douleurs disparaissent en grande partie.
Martine nous raconte quelques épisodes totalement délirants.
Un médecin lui dit un jour qu’elle ment lorsqu’elle prétend ne pas manger en excès et pour preuve, il lui tient ce discours : «  Mme, il n’y avait aucun obèse dans les camps de concentration. »
Un autre la reçoit pour un problème au niveau de ses articulations. Affable, il lui demande s’il peut photographier ses jambes. Elle accepte volontiers. Il en semble ravi.
Martine lui demande alors ce qu’il peut faire pour elle. Il lui répond de but en blanc : « Madame, la médecine ne peut pas faire de miracles, il n’est pas nécessaire que je vous revois, je ne peux rien faire pour vous. »
Ce genre d’expériences Martine va les vivre tout au long de 30 ans d’obésité.
Et au Fil des ans alors qu’elle se définit comme une femme gentille, se développe chez Martine, une grande méfiance vis-à-vis du corps médical.

Martine croise un jour Anne Zamberlan et devient membre de sa troupe de danseuses. Alors qu’elle danse très régulièrement avec cette troupe elle pèse 150 kilos.
Un jour, Anne et elle se rendent à un congrès européen sur l’obésité. Elles y participent en tant que partie prenante des thérapeutiques proposées aux obèses morbides ces  dernières années. Alors qu’un des anciens médecins de Martine tente de mettre sa parole en doute alors qu’elle évoque l’échec de toutes ces thérapeutiques (dont des régimes hypocaloriques stricts), deux autres se lèvent et s’interposent. Ils reconnaissent publiquement l’échec total de tous les traitements, de tous les régimes mis en place alors, et s’excusent que la médecine n’ai pu trouver une solution efficace et acceptable pour ces personnes en surpoids.
Une grande amitié la lie à Anne, elle se ressent dans ses propos et dans la manière dont son visage s’éveille en parlant de leurs souvenirs communs.

Martine a aujourd’hui 47 ans, tout au long de son parcours dans l’obésité, elle a évolué, son caractère a changé. Elle a compris que prendre pour argent comptant ce que la médecine tente de nous vendre n’est pas nécessairement la meilleure solution.
Martine ne nous a pas dit son poids et qu’importe, mais depuis quelques mois, alors qu’elle a appris plusieurs décès, elle reprend un kilo par mois de manière régulière.
Elle a gravement souffert du fait d’avoir été un cobaye.
Une partie du corps médical lui recommande, maintenant, plus que vivement une intervention chirurgicale de type anneau gastrique ou by-pass. Martine en veut énormément à ces médecins qui un jour ont joué avec sa santé alors qu’elle n’était qu’une jeune fille de 18 ans seule et sans défenses.
L’idée, aujourd’hui, de subir une intervention très lourde, dont les conséquences restent encore, faute de recul, floues et incertaines, lui est insupportable. Ce refus la confronte encore une fois au corps médical qui l’estime stupide et sans fondement.

Nous étions quatre à table, l’histoire de Martine nous a émues et beaucoup interpellées.
Martine a aujourd’hui assez de recul pour analyser toute son histoire.
Elle travaille, elle vit seule et sans aide, assure son ménage et ses tâches quotidiennes seules.
Elle est fière de cette indépendance car elle est très rare chez des personnes de son poids, nous dit-elle.
 Elle s’estime battante, fait un gros travail sur elle-même, cherche à comprendre, trouve parfois des réponses.
Elle a tout à fait conscience que ces réponses, si elle lui ouvre des portes, ne résoudront par son problème.
La mort est là, elle rôde, et Martine le sait et se demande si elle n’est pas tout simplement en train de  l’attendre.

J’ai été vraiment très contente de croiser Martine.
C’est une femme bouleversante, fragile, qui ne sait plus trop bien où va son chemin, qui doute, mais qui pourtant, continue à chercher.
Son histoire est, hélas, très représentative de ce que peut être la vie d’un obèse depuis 30 ou 40 ans.

Martine nous a mis en face d’une réalité dure.
 Elle dit elle-même, être plus souvent en confrontation avec des personnes en surpoids car l’image miroir qu’elle offre à l’autre fait peur.
Le médecin, lui, est dans bien des cas atteint d’une forte culpabilité de n’avoir pu ou su résoudre son problème, il est bien plus simple alors de la transmettre à son patient.

Voilà, j’avais envie de vous raconter aujourd’hui une vie hors du commun. Il a fallu à Martine un certain nombre d’années pour comprendre que bien que la société ne veuille que des personnes normées, elle est et doit accepter être une personne hors du commun.
J’ai rencontré une femme riche, meurtrie et pourtant, dans ses yeux, une belle flamme de vie scintillait.

 

 

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 06:32

Chers fidèles lecteurs, vous qui venez si gentiment prendre la peine de perdre un peu de temps dans mon petit monde, vous devez penser que si l’image est bel et bien là, le mot se fait rare.
J’ai souvent écrit à propos de l’inspiration, à propos de cette frénésie qui, parfois, m’habitait au point de devoir coucher les mots sans plus attendre.
Elle ne m’a pas quittée, elle va et vient au gré de sa fantaisie, au gré de mes préoccupations, au gré, aussi, de l’actualité, des éléments extérieurs.
Au fil du temps qui passe, mon humeur n’est certes toujours pas constante, mais les amplitudes qui séparent les hauts des bas deviennent de plus en plus supportables, domptables.
 
J’ai évoqué, dans un des précédents articles, une reprise, à ma manière, d’une activité plus conforme, à ce que la société aime appeler la normalité.
Au fur et à mesure que s’installeront dans ma vie ces « nouveautés », là encore, au gré de mes émotions, je vous livrerai des rencontres étonnantes, salutaires, précieuses, enrichissantes et étonnamment variées.
Ce blog est, je crois, un assez fidèle reflet de ce que je suis, de qui je suis, et de cet éclectisme qui  me caractérise.
Il me semble vous l'avoir à maintes fois dit, si tant est que j’ai quelques habitudes, je refuse scrupuleusement à ce qu’elles s’inscrivent dans la routine.
 
Bref, tout ce baratin pour vous dire que le mot est toujours là et que rien ne saurait remplacer l’importance qu’il tient dans ma vie.
Aujourd’hui j’ai envie de remercier une amie de blog :
 
Quichottine

 
Grâce à elle, j’ai eu envie de laisser divaguer ma plume au gré d’une fantaisie que je vous livre :

tout démarre sur le fait que dans son monde, un lutin bleu et un lutin vert ont disparus ...
.




bon, je me dois de te mettre dans le secret quichottine, car je te sens très inquiète.
alors, voilà une partie de l'histoire.

je la tiens de deux droles de lutins blancs des villes, croisés dans les rues de paris.
il serait bien en l'état actuel des choses que je t'explique, dans les grandes lignes, le pourquoi et le comment de ces  lutins mutants dénués de couleur.
les lutins vivaient autrefois, il y a bien longtemps, dans la forêt, et arboraient alors de jolies couleurs toutes chaudes.
en ce temps là, il régnait dans le monde des lutins paix, harmonie et sérénité.
les couleurs se côtoyaient et se mélangeaient à loisir et il naissait chaque jour de nouvelles teintes aux parfums charmants d’un exotisme délicat et forestier.
les lutins avaient alors la faculté de changer de couleur et de tâche au gré des besoins de la communauté.
et ce bien joli camaïeu vivait à l’ombre d’arbres majestueux atteints par la grâce de cet arc en ciel « lutinesque ».

hélas, un jour, une bien étrange créature vint en ce monde idyllique, de l’extérieur les lutins crurent reconnaître une fée. ils en connaissaient quelques unes et les sachant sages et bonnes, ils ne se méfièrent pas. les lutins avaient alors la faculté unique de ne pas connaître le mal. c’était en cette foret et en cette époque, une notion sans raison d’être .

la fée, qui, tu l’as bien compris, n’en était pas une, fut diabolique; elle usa du stratagème le plus ignoble pour semer la discorde.
elle avait eu vent de le plus grande faiblesse des lutins de cette époque: la gourmandise. en effet, les lutins en ce temps là, se délectaient des champignons offerts par la mousse habillant le pied des arbres.
mais, la vilaine empoisonnât ce délicieux substrat et une terrible épidémie s’abattit sur la foret.
les lutins perdaient d’abords leur appétit, puis terrible horreur, de jour au lendemain ils devenaient fluorescents et hop tout blancs, qui, comme tout le monde le sait n’est pas une couleur au pays lutin.
les lutins comprirent assez vite, la source de ce mal décolorant et ils durent convenir que cette fée n’était guère gentille.
et afin d’éradiquer la maladie , les lutins blancs terriblement contagieux, décidèrent d’un commun accord afin que le monde ne perdit pas ses couleurs , de quitter la forêt à tout jamais et de devenir des lutins blancs des villes.
et c’est là, en cet instant, que le monde des lutins changeât à tout jamais.
eux qui depuis la nuit des temps vivaient ensemble et en harmonie durent se séparer les uns et des autres et une nouvelle règle naquit alors, chaque lutin aurait une couleur définie et chaque couleur une tâche bien précise.
il en était fini à tout jamais du lutin multicolore et multi tache, il en était fini de la belle naïveté innée qui habitait tout lutin en ces temps reculés.
les lutins avaient appris l’existence du mal et plus rien en cet univers ne fut plus tout à fait comme avant.

voilà, à peu prés, l’histoire.
hier, alors que je croisais innocemment le regard de ces deux lutins blancs des villes avec mon troisième oeil (sachant qu’avec les deux autres yeux, il est quasiment impossible de retenir l’attention d’un lutin, quelque soit sa couleur, d’ailleurs ...), j’y lus une lueur bien étrange, et la belle rangée de dents qu’ils arboraient fièrement l’un et l’autre me mit la puce à l’oreille.
en effet, le lutin blanc des villes est d’ordinaire assez méfiant et bien peu enclin à sourire aux humains qui plus est inconnus.
pour avoir, au gré de tes mots, et grâce à ton savoir unique en matière de lutins, appris beaucoup, je sus immédiatement qu’un événement majeur planait dans l’air.
les voyant ainsi goguenards, je me dis qu’il fallait à tout prix que je m’approche d’eux et qu’ils me content par le menu les nouvelles fraîches. je me fis un devoir, connaissant votre légitime inquiétude, de revêtir mon plus beau sourire du dimanche afin de ne pas les faire fuir.
à mon grand étonnement, ils ne se firent pas prier et j’avais du mal à suivre tant le flux continuel des paroles de l’un et de l’autre venait emplir mes oreilles en un joyeux brouhaha, qui, il me faut le confesser, prit un certain temps à trouver une traduction audible.
en deux mots, voilà, la nouvelle est d’importance, après une longue et pénible émigration en terra incognita pour cause de haute contagion, les lutins blancs des villes, avaient muté.
ils avaient enfin, après tant d’années d’errance trouvé leur raison d’être.
alors, me diras tu, quel rapport avec les disparitions des lutins bleus et verts ?
me voilà bien ennuyée, amie quichottine, car nous touchons là du doigt un des secrets les mieux gardés du royaume lutin.
pourras tu, dans l’immédiat, te contenter de croire en cette étrange histoire et être parfaitement rassurée si , sur les têtes des lutins blancs des villes, ils te jurent solennellement que nos petits amis vert et bleu se portent à merveille ?
je ne peux, en l’instance, pas te révéler le fond de l’histoire aujourd’hui sans rompre une promesse faites à mes amis des villes.
mais, le secret bien gardé sera bientôt rendu public et tu seras, ainsi que tous nos amis des lutins, immédiatement informée afin d’être totalement rassurée et pour étancher ta saine curiosité ...
à bientôt amie quichottine ...

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 14:32
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Le dimanche tant attendu arriva enfin. Je revêtis un des ces chemisiers blouse aux manches larges de couleur beige et rouge,  une jupe droite et longue assortie au chemisier.  Mes chaussures à petits talons en cuir bicolore furent frottées durant des heures afin de rendre hommage aux trottoirs londoniens. J’aurais aimé quelques plumes ça et là pour rivaliser avec les belles londoniennes mais cela n’aurait pas sié à mon âge.

Kathleen m’avait en secret prêté un petit chapeau cloche, bel héritage des années vingt, un sac  rouge lie de vin complétait ma tenue et j’étais fin prête à enfin découvrir cette ville que je survolai au pas de course depuis des mois.

 

Le soleil devait avoir écouté mes prières car il brillait de mille feux, ajoutant encore au caractère exceptionnel de cette journée.

Kathleen vint me chercher avec sa jaguar décapotable qui étincelait, les roues blanches et noires était munies de dizaines de rayons rutilants au soleil.

Kathleen était une de ces jeunes filles émancipées de l’aristocratie anglaise qui s’arrogeait une liberté que  la bourgeoisie française n’autorisait encore guère aux jeunes femmes.

 

Nous partîmes chapeaux au vent et dès ma premier inspiration, je goutais pour la première fois de ma vie à ce mets qui m’était jusqu’alors interdit : la liberté.

Je respirais telle une goulue ce vent frais qui frappais mon visage, rosissant mes joues si  pales.

 

Arrivées à Londres, Kathleen nous fit mener  cette journée tambour battant. Elle décida qu’il serait  toujours temps de découvrir les corbeaux de la tour de Londres, mais qu’aujourd’hui, le temps lui inspirait une promenade bien moins protocolaire.

Nous déjeunâmes dans un de ces endroits huppée de la capitale, nous fumes installées sur une terrasse d’où nous pouvions jouir du spectacle des passants. Je regardais  le moindre détail avec des yeux émerveillés

Cette foule bigarrée, du dimanche, à laquelle jusqu’alors je ne fus jamais mêlée, me faisais vivre  un rêve éveillé.

Les mets portaient des noms étranges et leurs saveurs étaient bien étonnantes à mon palais de française élevée dans la plus pure tradition gastronomique de mon pays.

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 15:03
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En attendant, ma conversation rituelle avec sir Tennant, dans le train de 17h34, s’étoffait au fil des jours.

Il me faut avouer qu’il était bien plus bavard que moi. Sa seule vue me paralysait. Mon cœur battait la chamade et quand d’aventure il me posait une question j’arrivais tout juste à balbutier quelques mots souvent inaudibles, auxquels il me répondait d’un sourire indulgent et sans doute un rien amusé.

Les jours passant, j’appris qu’il travaillait à la city, j’avoue que si je buvais littéralement ses paroles, parfois leur teneur m’échappait. Il me parla d’affaires, de transactions. Tout cela était bien loin de mon monde encore enfantin. Je me jurai d’apprendre et de lui offrir à l’avenir une attentive écoute.

Ses mots me berçait et parfois faisant mine de m’y intéresser je me permettais de le dévisager sans pudeur. Dieu qu’il était beau. Son teint un peu mat faisait ressortir les fines aigues marines de ses yeux. Il se tenait bien droit, dans cette attitude, savant mélange de fierté et digne suffisance propre aux sujets britanniques.

À mes yeux, il était prince, noble d’allure faute de l’être de sang.

Ces rendez vous informels se renouvelaient chaque jour.

J’adorais quand il me racontait Paris, ce Paris qui le temps de ses récits n’appartenait qu’à nous, lui qui redonnait vie à ses souvenirs, moi qui me laissait dériver, les faisant miens, le temps d’une histoire.

J’en apprenais beaucoup sur cette ville qu’il qualifiait de plus belle entre toutes. Qu’ils étaient loin mes souvenirs de Samaritaine, bien loin, là bas, dans mon enfance !

Je découvrais un nouveau Paris, un Paris étincelant dans le regard d’un homme me racontant quelques jours de sa vie.

Là, dans ce train des faubourgs londoniens, j’ai fait, mes plus belles promenades parisiennes.

Le cliquetis lancinants des rails berçait ses récits et je m’envolai vers un ailleurs qui, pourtant, habillait, il y a encore peu, mon quotidien.

Il connaissait si bien, décrivait si joliment ce Paris frivole et en fête qui m’étais étranger vu mon âge et mon éducation.

Au fil des jours, ses talents de conteur me promenèrent sur tous les faubourgs.

Parfois, je fermais un peu les yeux m’imaginais belle coquette déambulant à son bras dans un Paris ensoleillé. Les passants nous  admiraient. J’avais une ce ces robes à la mode, un chapeau londonien, des gants noirs, des souliers vernis, mélange de petite fille sage et de femme distinguée.

Chaque soir en rentrant au couvent, j’avais hâte d’être enfin couchée, hâte de partir dans les rêves les plus fous. J’ai rêvé de longues  ballades au bord de seine, de soirées dans d’élégants restaurants, de baise mains délicats et parfois mon enthousiasme me conduisait vers un baiser fougueux, un de ces baisers romantiques au bord de l’eau.

Je me réveillais heureuse, prête à voler toute la journée vers le  train de 17h34.


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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 17:59
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Mon anglais commençait à s’étoffer. Je m’étais liée d’amitié au cours avec notre professeur qui n’était guère plus âgée que nous.

Elle se dénommait miss Kathleen Macleod.

C’était une petite brune  à la peau très blanche, un teint de porcelaine  servait d’écrin à un regard gris perle. Ses yeux étaient vifs comme l’éclair.

Je crois que nous sommes devenues proches dès son premier cours

J’ai immédiatement aimé sa vivacité, l’énergie pleine de belles promesses qu’elle donnait à sa vie.

Sans doute ai-je reconnu cet attachement quasi viscéral aux sentiments, aux ressentis, à l’affect, nous l’avions en commun, cela ne faisait nul doute.

J’avais parlé aux sœurs de cette amitié naissante.

Je conviai, donc, miss Macleod au couvent afin de la leur présenter.

Le courant passa assez facilement avec mère Thérèse, pourtant méfiante.

Kathleen affichait un mélange subtil de joie de vivre et de sérieux qui lui valut d’entrée de jeu la confiance des sœurs.

La mère m’autorisa, exceptionnellement à passer un dimanche après midi à Londres sous l’expresse réserve que miss Macleod m’y accompagne.

Rendez vous était pris pour le dimanche suivant.

J’étais très excitée. Jusqu’alors je n’avais presque rien vu de cette ville si vaste, si mystérieuse à mes yeux encore enfants.

J’allais enfin découvrir les merveilles que mon esprit fantasque avait imaginées. Je voulais tout voir, tout découvrir, me nourrir de cette ville. Je pourrais enfin vagabonder libre (ou presque) dans cet univers qui allait s’offrir à moi, un beau dimanche de septembre 1938.

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 08:27
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Le lendemain, ma fièvre, enfin celle de mon corps avait baissé. Je pus reprendre le chemin de Londres. Mes cours se passèrent à merveille et en fin d’après midi, je volais à chaque pas en direction du train de 17h34.

J’étais en avance, le train n’était pas entré en gare. J’attendais avec  impatience, il me faut l’avouer.

Je sentis soudain, un léger tapotement sur mon épaule qui me fit sursauter.

J’avais imaginé des milliers de scénarii dans ma tête de jeune fille touchée au cœur, mais celui là me ravis entre tous.

Il était là derrière moi, sans même me retourner, je le sentais grand, élancé, délicatement parfumé. Avant de lui faite face, je humais son odeur avec gourmandise, point trop s’en faut, j’aurais paru bien effrontée.

Je me tournai donc et plantai mes yeux clairs dans les siens. Je fus immédiatement inondée d’une grande vague de chaleur envahissant mon cœur, mon corps et  faisant rougir mes pommettes.

En cet instant, moi, jeune fille de dix huit ans,  je redonnai une définition au bonheur, à mon bonheur. Je savais  sans trop comprendre que j’allais apprendre  à conjuguer le verbe aimer.

 

Il baissa les yeux très vite, m’offrit un tonitruant « bonsoir », avec ce petit accent si charmant.

Il me parla de Paris, je lui parlai de Londres. Je ne me souviens plus de notre échange ce jour là, mais je me rappelle parfaitement être devenue sur le quai de cette gare, une de ces coquettes croisées dans la rue, juste parce qu’enfin, je me voyais dans le regard de l’autre.

Ce jour là, nous avons bavardé tels de vieux amis, durant tout le trajet et se fut un véritable crève cœur de l’entendre me dire  « bonne soirée  miss Delmotte».

Je rentai au couvent, pleine de rêves et d’espoir.

J’ai su de suite que je serai liée à cet homme par quelque chose de rare et bien que fort novice en la matière, je ne me trompai pas.

Je jouai toute la soirée avec les autres enfants en rêvant à mon prince charmant.  Eileen s’en rendit compte et se moqua : Églantine est amoureuse, Églantine est amoureuse ». je la grondai avec tendresse tandis qu’un sourire mystérieux ornait mon visage.



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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 23:50
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Ha ma fille, comment te décrire ces moments heureux entre tous, quand  arrivaient ces lettres tant attendues ?

Au fil des mois, c’était devenu un rituel, tous les mardis, je recevais une grande enveloppe.

Chaque membre de la famille m’envoyait un mot.

Papa restait toujours très sobre et me rappelait immanquablement les préceptes de notre église.

 

Maman, elle, insistait plus sur le fait que je fasse honneur à notre famille et à ma bonne éducation.

 

Eugène envoyait la lettre du grand frère protecteur, vaguement inquiet de me savoir si loin.

 

Henriette était plus curieuse et me posait des tonnes de questions sur mon séjour. Mes parents lui avait proposé fut un temps de venir en Angleterre mais elle préféra continuer des études scientifiques, ce qui était courageux à l’époque. Mais, elle voulait tout savoir sur Londres, ses rues, ses curiosités, ses musées. Elle adorait la peinture, et avait une admiration sans borne pour les impressionnistes.

 

Charles avait un gout pour la cour d’Angleterre et me demandait si j’en avais aperçu quelques membres. Georges VI me restait inconnu. Les anglais du moins, ceux que je côtoyais en parlaient bien peu. Il régnait d’ailleurs une grande morosité   sur  le pays en cette année 1938.

Charles terminait toujours sa lettre par un retentissant : god save the king , que je croyais entendre en écho de Paris jusqu’à moi.

 

Georgette était plus  futile, elle voulait tout savoir sur les élégantes, les chapeaux, les gants, les bottines, les robes et les fourreaux. Elle adorait que je lui compte en détail mes aventures anglaises et me comptais les siennes. : Ses déboires entre amies, le sourire d’un garçon dans la rue, ces petites histoires qui faisait d’elle une jeune fille en fleur.

Je lui renvoyais de longues lettres lui racontant mes quelques promenades londoniennes.

 

Quand l’enveloppe arrivait, je la blottissais contre  mon cœur tendrement, tel un précieux trésor.

Le mardi était toujours un jour de joie et ces missives familiales me firent oublier un temps mon bel inconnu. Ce jour là, j’appris qu’Eugène s’était fiancé avec Amélie, je la connaissais vaguement. Je gardais d’elle le souvenir d’une jeune femme effacée, voire même un peu triste, en retrait. A l’époque j’avais besoin de bouger, de rire, de vivre. Je ne m’étais donc pas beaucoup intéressé à cette demoiselle un peu trop fade à mon gout.

Papa et maman bénissait une future union. Eugène semblait très heureux. Henriette trouvait Amélie un peu sotte, enfin c’est moi qui le dit, Henriette n’aurait jamais osé.  Charles la trouvait jolie et Georgette s’entendait avec elle à merveille.

 

Je lus et relus ces lettres avec un sourire béat, tant le bonheur transparaissait en filigrane derrière chaque mot.

Je pris ma plume et répondit à chacun, offrant  des nouvelles : religieuses, bien élevées, rassurantes, artistiques, royales ou frivoles selon le destinataire.

Je savais que mes parents n’auraient jamais pris la liberté de lire les lettres adressées à mes frères et sœurs. Pourtant, je ne parlai à personne  de ma rencontre impromptue, de mes élans de cœur, de mon trouble.

Sans trop savoir pourquoi, je désirais que cette histoire n’appartienne qu’à moi.

Elle fut et est encore mon plus joli et terrible secret.


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Un Peu De Moi

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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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