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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 02:43

 

 

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Le  bonheur
 
Définition : état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress, l’inquiétude, et le trouble sont absents.
 
J’ai essayé de retenir, afin d’étayer mon propos, une définition plutôt complète de ce mot fort dévoyé et si mainte fois décrit ou décrié.
 
En piochant par ci par là, il existe au delà des très nombreuses divergences sur le sujet, quelques axiomes reconnus par les philosophes, psy en tous genres et autre sommités définissant le bonheur comme étant relatif et subjectif.
Les sociologues ne prennent pas la peine d’étudier le phénomène puisqu’il l’estime bien trop changeant d’un individu ou d’une société à l’autre.
 
Le bonheur est donc une notion abstraite qui consisterait à ce  que chacun imagine ce qui pourrait le rendre heureux.
Il semble que la plupart des philosophes l’estime, dés lors, illusoire voire inatteignable car placé bien plus dans l’imaginaire de chacun que dans une réalité tangible.
 
Alain écrit : « Espérer, c’est être heureux. »
Selon Epicure : « il est impossible d’être heureux sans être sage »
Spinoza oppose le bonheur à la passion
Malraux pense : « le bonheur est pour les imbéciles. »
Kant estime : « « Le bonheur est la satisfaction de toutes nos inclinations (tant extensive, quant à leur variété, qu’intensive, quant au degré, et aussi protensive, quant à la durée) » il l’estime donc impossible.
Nietzsche nous dit : «Celui qui ne sait pas se reposer sur le seuil du moment pour oublier tout le passé, celui qui ne se dresse point, comme un génie de victoire, sans vertige et sans crainte, ne saura jamais ce que c'est que le bonheur»
Le bonheur, qu’on le considère simplement comme étant un état  de béatitude, ou qu’on l’inscrive dans la durée, ne serait qu’une quête interminable, une sorte de but inatteignable.
 
Je n’ai pas pour habitude et vous le savez de tenir des discours trop didactiques.
J’ai toujours essayé autant que possible de parler en mon propre nom.
La philosophie est pour moi une notion d’importance. Lire ou s’imprégner de ce que d’autres ont écrit, de la pensée hautement réfléchie des uns et des autres est, j’en conviens, la possibilité par la connaissance d’avancer dans ses réflexions plus personnelles et intimes. Pourtant, il me semble réducteur de s’y enfermer. J’ai lu, comme tout un chacun, certains écrits philosophiques. Je n’éprouve, cependant, pas le besoin de systématiquement les lire. J’aime, ainsi que je le fais, là maintenant, aller piocher les pensées des uns et des autres sur un  sujet non pas nécessairement pour les faire miennes mais plutôt dans le but d’étayer mon propre jugement.
Certains hausseront les épaules en pensant qu’effectivement ce que je peux dire par la suite aura été bien mieux défini et décrit par des philosophes reconnus et célèbres, d’autres me trouveront bien prétentieuse en ne considérant pas comme parole d’évangile tous ses écrits illustres.
 
Je me rends compte que le bonheur alors qu’il serait une sorte d’idéal, se retrouvent bien souvent opposé aux sentiments passionnels, au désir, au plaisir, comme si ces notions de par leur caractère s’opposant à la « morale », les rendaient incompatibles avec ce « graal » qu’il ne convient pas d’entacher.
Freud considère que le bonheur est inaccessible de par l’impossibilité d’accepter ou avouer ses désirs.
Lacan estime que le «manque» rend le bonheur improbable.
Jung et autres confrères l’estime « basé sur l’amour et l’être plutôt que sur la peur et l’avoir»
Chamfort syphilitique au dernier degré écrit : «Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion, mais le bonheur repose sur la réalité.»
Le philosophe actuel approche cette notion de bonheur de manière beaucoup moins « morale ». Il serait une sorte de « satisfaction globale » mélange d’une quête spirituelle, quotidienne, psychologique. Il s’inquiète, cependant, du risque d’une quête bien plus matérielle dans nos sociétés de consommation.
 
Ces pensées de « l’autre » sont, pour moi, un point de départ d’une réflexion plus intime.
Plutôt que de savoir ce que pourrait être le bonheur pour l’un ou pour l’autre, il me serait sans doute plus utile d’en connaître ma propre définition.
Avant toute chose, il est sans doute important de rappeler que j’ai, depuis bien longtemps, remis en cause la belle morale judéo-chrétienne qui me fut dispensée, en mon jeune âge.
Le sexe, le désir, le plaisir sont, pour moi, des notions qui ne sont en rien entachées par le mal. J’irai même jusqu’à croire, que si Dieu nous a créé tel que nous sommes, c’est-à-dire éprouvant désir et plaisir, il ne peut l’avoir fait que pour notre bien.
Pourquoi devrait-on estimer que le bien-être sexuel ou non serait nécessairement l’œuvre du diable ?
Pourquoi l’homme devraient-ils systématiquement culpabiliser alors qu’il éprouve ce bien-être ?
 
Qu’est-ce donc pour moi que le bonheur ?
Grande interrogation, me direz-vous, pour une dépressive patentée !
Depuis toujours, bien avant que cette dépression n’entre dans ma vie, j’ai cultivé avec soin tout ce qui peut être « petit bonheur », tous ces petits riens qui à un instant T rendent la vie belle, toutes ces petites choses qui n’ont l’air de rien mais qui pourtant installent dans nos cœurs, le temps d’un instant, une joie indicible.
J’ai toujours su, au moment où je les vivais, les définir comme étant du bonheur. Et de là à les considérer comme étant LE bonheur, il n’y a qu’un pas.
Étant dépressive, ayant connu la noirceur, la mélancolie, la tristesse, les ayant éprouvés avec une force qui, encore aujourd’hui, me terrifie ; ce pas, j’ai de plus en plus envie de le franchir.
Je suis loin de tout savoir, mais je sais que jamais rien n’est figé, j’ai appris que ni le malheur, ni le bonheur ne sont constants.
J’admire ces personnes qui, grâce à des philosophies diverses souvent bouddhistes, zen, empreintes d’une belle sagesse, d’une sérénité à toute épreuve s’estiment ancrées dans un bonheur sans faille.
Pourtant, comment peut-on vivre dans ce monde en y voyant que le beau, le bon ?
Est-il sain alors que ce monde est tel qu’il est, aujourd’hui, de n’y voir que ce qui nous rassure ?
Est-il de bon aloi de mettre une bonne dose de fatalisme entre une réalité rêvée ou supposée et LA réalité bien plus brutale ?
Voilà que je m’égare …
 
Je suis, pour ma part, convaincue que l’homme ne peut se définir comme n’étant qu’un mélange d’instinct et de raison, il possède tout un panel d’émotions qui, qu’il le veuille ou non, entacheront les deux autres.
Ces émotions sont, elles aussi, impalpables, indomptables, bien peu maîtrisables parfois, sujettes, elle aussi, à subjectivité et relativité. Elles varient d’un individu à l’autre, d’une culture à l’autre.
Faut-il sous prétexte qu’elles puissent être parfois encombrantes, refuser de les écouter ? Refuser de les éprouver ?
La dépression, la vie me font répondre par la négative.
Ces émotions sont, à mon avis, ce que je suis. Elles sont : moi. Les refouler serait parfois bien plus confortable,  Pourtant, dès lors, j’aurais l’impression de me mentir, d’en  quelque sorte refouler l’instinct en le maquillant d’une bonne couche de raison.
Je crois que le bonheur pourrait être une sorte de juste milieu où instinct et raison se marient pour mieux laisser vivre l’émotion.
L’émotion étant une inconnue dans cette équation, le bonheur, tout autant que le malheur d’ailleurs, serait un état aléatoire excessivement difficile à reproduire.
 
Cependant, étant d’une nature optimiste et aventureuse, ce bonheur que j’ai eu la joie de toucher du bout de l’âme, des doigts ou du cœur, ça et là, j’ai nécessairement envie de le retrouver, de le vivre.
N’étant pas, hélas, détentrice d’une belle recette conduisant au bonheur, j’essaie de, sans cesse, redéfinir ce qui m’amène au bien-être, ce peut être un plaisir charnel, intellectuel, spirituel, un état de grâce ponctuel où, moi qui ai connu les sombres horizons, je ne vois que le bleu des cieux.
 
Faut-il croire au bonheur ?
Aspirer au bonheur rend, d’évidence, la vie bien plus belle. Cependant, alors qu’il deviendrait une quête quasi obsessionnelle, celle-ci pourrait mener à une insatiable frustration.
Ayant éprouvé ces hauts et ces bas psychiques induits par la dépression, j’en tire des leçons.
Monter trop haut conduit aux mêmes dangers que descendre trop bas.
Alors, afin de satisfaire à ma vie, j’ai compris qu’avant tout, il faut la vivre.
Aussi, dès que je peux, autant que je le peux, je cultive tous les petits morceaux de ciel bleu qui composent ma vie, tous les petits bonheurs, tous les petits riens qui me conduisent à cet état éphémère que l’on nomme :
Le bonheur.
J’ai appris que la vie se conjugue uniquement au présent.
Si le passé sert de leçon, il ne doit pas entretenir remords et regrets.
Si l’avenir paraît triste ou, au contraire,  prometteur, il est par définition incertain et, surtout, indépendant de ma volonté.
Je prends, dès lors, ce que la vie m’apporte, essayant, parfois avec difficulté, de relativiser « les malheurs ». Mais, avant tout, je me fais un devoir de me délecter, de savourer, de me rouler dans tout ce qui est bon, beau, et source de bonheur…Je n’en méprise aucun, je n’en boude aucun et  je les sais bien trop précieux pour faire la fine bouche ou établir une quelconque hiérarchie. Chaque petit bonheur devient alors : Le Bonheur, celui-là même qui porte majuscule …
Et, Allez savoir, peut-être que le jour où je traiterais le malheur avec autant d’acharnement inverse
Serai-je heureuse ?

 

 

 

 

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:33

 

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 16:24

 

 

 

Vous l’avez sans doute entendu, Cantona fait le buzz sur la toile, relayé par les médias.
L’idée est de retirer massivement son argent des banques à une date précise afin d’accomplir un geste révolutionnaire.

La chose est simplissime et  elle représente une réelle menace économique.

Que déduire du fait que cette idée pourrait prendre vie ?

Le «peuple» a été et est encore le véritable pigeon de la crise financière, les sommes pharaoniques dépensées par les états «riches» se sont muées en emprunts qu’il nous appartient aujourd’hui de rembourser, nous, petites gens.

Les économistes se cachent derrière des discours techniques et confus mais les faits sont là:  2+2 feront toujours 4, 0+0 la tête à toto, la nouvelle économie veut remettre en cause l'arithmétique comptable et nous berce de belles paroles.

Pas besoin de sortir de Saint  Cyr pour comprendre que la base reste le dindon de la farce, qu’elle est muselée et condamnée à obéir sans révolte.

Cette vidéo dure une douzaine de minutes et parle d’elle même.

Cantona joue les Robins des bois, oui, sans doute, et il en faut, des personnes qui crient aux autres, ne laissons plus faire, refusons un système qui nous fait courir à notre perte .

Je connais peu cet homme, mais je trouve cette idée somme, toute symbolique, diablement assez simple pour être un véritable danger pour les banques.
Et par les temps qui courent leur faire douter de leur «toute puissance» est une nécessité économique et sociale.

 

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 16:19

 

 

 

En dehors du fond cette fois, j’ai entendu ce joli discours de Mme Lagarde, avocate de métier, qui emploie un ton très condescendant qui , pour ma part, me révolte.
Quel est sa formation en matière économique pour donner ainsi des leçons ?

Nous sommes , cette femme nous le prouve encore aujourd’hui, gouverné par quelques happy few détenant la «vérité», qu’il est mal venu de remettre en cause, pas seulement en tant que footeux professionnel mais  comme citoyen responsable.
Cet homme a tout à fait la légitimité de retirer des banques SON argent et de ne plus faire confiance à un système qui nous musèle et creuse toujours un peu plus les inégalités.

Sommes nous loin, aujourd’hui, des conditions qui ont amené le peuple français à la révolution en 1789 ?
La question se pose.

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 15:32

 

 

 


L’idée est incroyablement simple
Peut être est ce pour cela qu’elle fait peur à certains

 

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 17:55

http://1.bp.blogspot.com/_5BdG9hQmm5Q/SY8CU8i8cXI/AAAAAAAADe4/2R-1DrTR6MI/s400/m-pour_mon_blog_gens_du_voyage_5.jpg

Il y a quelques jours, je vous ai promis une histoire. Elle avait lieu aux marquises. Elle racontait un changement de vie.

Mais voilà parfois la réalité rattrape la fiction et aujourd’hui, je vais vous raconter une histoire bien moins  glamour, nul besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour que la vie nous en inspire le triste récit.

 

J’habite un petit village à côté d’Antony, un village banal, un village comme un autre peut-être même un peu plus calme que la plupart des villes alentour, un village où ,bon an mal an,  il fait bon vivre, pour une grande majorité de la population sauf …

 

Ces derniers jours,  le froid a sévi, la neige, du verglas, des températures très basses sont entrées dans nos quotidiens. Nous râlons, montons un peu le chauffage, sortons les pull-overs et les manteaux bien chauds et continuons à vivre.

 

Mais dans ce petit village du sud de Paris, il y a, tout près des pistes d’Orly, une cinquantaine de personnes dont de nombreux enfants, qui vivent à longueur d’année dans des caravanes.

Depuis quelques jours, les fils électriques qui courent sur le terrain, brulent  les uns après les autres étant incapable de fournir assez d’énergie pour chauffer toutes les caravanes.

Depuis quelques jours, les arrivées d’eau non protégées contre le froid, gèlent les unes après les autres, empêchant de pouvoir laver le linge.

 

La suite de l’histoire pourrait être : une belle solidarité de village, l’envoi de vêtements chauds, le don de vivres pourquoi pas, une intervention des pouvoirs publics afin que ces personnes puissent se chauffer correctement.

 

Mais il n’en est rien.

 

Ces gens sont des gens du « voyage », bien qu’ils soient sédentaires depuis des dizaines d’années, bien qu’ils séjournent sur la commune depuis des dizaines d’années, de génération en génération, ils sont devenus au fil du temps des parias. Et si la population, la mairie, les services sociaux les regardent d’un œil plein de méfiance, il y a ,en tout état de cause, de bonnes raisons.

 

Tous les bien-pensants, tous les bons Français travailleurs, tous les gens bien intentionnés à qui j’en parle ne tiennent tous à peu près le même discours :

Ils ne veulent pas s’en sortir, il n’y a aucune volonté de travailler et de sortir de cette ornière

Ils volent, ils boivent, ils ont trop d’enfants, ils vivent aux crochets du système, ils ne tiennent pas à être intégrés, ils sont assistés, etc., vous vous doutez que la liste des discriminations est très longue.

Et tous ces griefs futiles ou non sont le strict reflet de la vérité bien qu’émanant de jugements péremptoires.

 

Aussi, lorsque l’assistante sociale, râle pour donner des bons de gaz ou de vivres par ces grands froids et alors qu’elle m’expose de bonnes raisons pour ne pas faire diligence à la minute près, alors qu’elle me demande : « qu’en pensez-vous Mme Cassou ? Ai-je tort ? » ; Que lui répondre ?

La seule chose qui est aujourd’hui une  réalité tangible :

50 personnes dans une misère noire,

50 personnes livrées au froid,

50 personnes démunies, perdues, sans ressources,

17 enfants subissant quoi qu’il arrive la mauvaise réputation de leurs parents.

 

Ces personnes sont cloîtrées  dans leur caravane, commencent à avoir peur pour les enfants.

Certains d’entre eux sont malades et passent leurs journées emmitouflées dans des couvertures.

Leur moral est au plus bas, une d’entre elles m’a dit : « nous vivons comme des chiens, nous ne sommes pas des chiens ! ».

 

Je ne souhaite porter de jugement contre personne dans cette histoire.

 

Ces gens du voyage ne sont pas des saints, nombre de fois, ils ont été pris la main dans le sac ici ou là dans la commune, beaucoup d’entre eux ne travaillent  pas et se nourrissent de rapines et aides sociales.

Pourtant, lorsque la situation devient aussi tendue et dramatique, devons-nous leur tourner le dos sous prétexte qu’ils ne sont pas politiquement corrects ?

 

Non, vous n’êtes pas des chiens ...

 

 


 

 

 

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 14:29

 

 

ne jamais oublier, faire l'autruche

ou croire que "cela n'arrive qu'aux autres"

 

alors, aujourd'hui, par ce grand froid, à double titre

"Sortons couvert "

 

 


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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 16:47

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Chers amis de Troy Davis,

Le 24 août 2010, le recours extraordinaire de Troy Davis a été rejeté.

Dans son rapport, le juge Moore a décidé que «M. Davis n'a pas réussi à prouver son innocence».
Considéré comme coupable, puisque déjà condamné, c était en effet à Troy Davis de démontrer son innocence, et non à l accusation de prouver sa culpabilité au-delà de tout doute raisonnable.
Le standard légal pour Troy Davis était donc presque inatteignable.

Seul point positif, le juge Moore a également jugé qu exécuter un innocent serait une violation de la Constitution, point qui doit par contre être confirmé par la Cour Suprême.

Comme le reconnait ainsi le juge lui-même, le dossier de l exécution est loin d être «en béton».
Comme l ont constaté les délégués d Amnesty présents lors des audiences, celles-ci n ont fait que confirmer les innombrables doutes pesant sur la culpabilité.
Pour Amnesty International, dans le cas de condamnations à mort, si des doutes subsistent, il est fondamental que ceux-ci profitent au condamné, et que celui-ci ne puisse pas être exécuté.

Pourtant, la décision du juge ouvre la voie à la reprise de la procédure pouvant conduire à l'exécution de Troy Davis, malgré les doutes demeurant quant à sa culpabilité, au risque d une erreur irréversible.

Troy Davis peut encore faire appel, mais ses chances d'être un jour reconnu innocent sont maintenant très réduites.
Une date d exécution pourrait ainsi être fixée dans les semaines ou les mois à venir.
Nous devons profiter du temps imparti pour demander dès maintenant aux autorités de Georgie de commuer la peine de mort de Troy Davis.

Nous vous appelons à agir et à mobiliser votre entourage, en signant la pétition.


Vous pouvez aussi continuer de participer à la pétition photo mosaïque : «Donnons un visage à la justice».


Pour plus d information, le "USA: Less than 'ironclad', less than safe: Federal court ruling may clear way for Georgia to set new execution date for Troy Davis" (en anglais)




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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 00:50

http://2.bp.blogspot.com/_pA-_7MPS8rI/R5S7vgWdESI/AAAAAAAAA5w/nN4fBOjY8VI/s400/lapidation%2B-%2Betienne.jpg

 

 

 

Cela doit cesser

 

Hurlons le haut et fort

 

Une pétition sur

 

 

AVAAZ : arrêtons les lapidations


 

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 11:46

http://img.over-blog.com/499x345/2/27/06/12/La-peine-des-hommes/esclavage-esclave--la-chaine.jpg



Visiblement dans une société capitaliste, on peut faire de l’argent sur tout, alors pourquoi pas sur le système carcéral ?
 Le système est simple.  L’État n’a pas à construire la structure qui est fournie par une compagnie privée qui, elle, moyennant environ 50 $ par jour et par détenu assure le « management » de la population pénitentiaire.
Bémol, il faut remplir les lits de ces quelques 100 établissements contenant environ 62 000 lits (sans doute plus de 300000 d'ici peu)
S’en suit, par exemple, un scandale qui démontre que des centaines d’enfants ont été incarcérés pour des délits extrêmement mineurs et pour des peines excessivement  longues, en clair sans raison. Moyennant 2,6 millions de dollars en provenance d’un centre privé de détention pour jeunes délinquants,  deux juges officiant dans le comté de Luzerne  ont été condamnés pour avoir en quelque sorte vendu entre 2002 et 2006 des centaines d’enfants et d’adolescents,  à une prison privée.
Cette histoire a détruit la vie de 1000 à 2000 jeunes. Alors qu’il était   clairement reconnu que ces juges appliquaient des peines bien trop sévères, allant même jusqu’à bafouer les droits constitutionnels des enfants,  Il a fallu des années pour qu’enfin la justice ouvre les yeux …
 
Certaines entreprises privées voient, dans ces prisons privées,  la poule aux œufs d’or. Voilà en effet de merveilleux ouvriers que l’on paie une misère,  aucun risque de grève, pas de congés,  pas d’assurance-chômage, aucun risque de retard ou d’absentéisme. Si l’ouvrier se plaint pour X ou Y raison, un petit séjour en cellule d’isolement lui remet les idées en place. Les domaines de compétence de ses ouvriers sont plus que variés. Ils produisent dans le beau pays de l’oncle Sam : 100 % de l’ensemble des casques militaires, gilets pare-balles, chemises et pantalons, tentes et gourdes ; 93 % des peintures et pinceaux de peintres ; 92 % de l’ensemble des services d’aménagement de cuisine ; 46 % de tous les équipements personnels, 36 % des ustensiles ménagers, 30 % des aides auditives micro et haut-parleurs, 21 % des meubles de bureau et pour finir cet inventaire à la Prévert (le pauvre doit se retourner dans sa tombe) ,pièces d’avion, matériel médical et cerise sur le gâteau : l’élevage de chiens guides pour aveugles.
De quoi faire rêver petites et grandes entreprises qui, du coup, ne voit plus très bien la nécessité  de délocaliser leur production.
Comme dirait M. Sylvestre dans les guignols : « même les petits niakoués» ne feraient pas mieux.
Voilà donc la fine fleur des entreprises privées américaines ouvrant des yeux pleins de dollars à la vue des bénéfices prometteurs engendrés par cette  main-d’œuvre « Safe and cheap ». L’affaire est simple il suffit de monter des ateliers au sein des prisons.
Les gains produits par cette nouvelle industrie se multiplient sans cesse et voilà les : IBM, Boeing, Motorola, Microsoft, Texas Instruments, Del, Compaq, Hewlett-Packard, Nortel, 3com, Intel, Macy’s, Revon, Pierre Cardin, AT&T, Wireless, Colgate Palmolive, Starbucks, et bien d’autres qui se bousculent à la porte afin de bénéficier de cette nasse sans fin au vu des durcissements des lois américaines.

 
Quelques sociétés se partagent le gâteau de ces établissements carcéraux privés. Certaines se sont transformées en véritables empires.
L’une d’elles est leader sur le secteur, Correction Corporation of Amérique (CCA) , détient la moitié du marché et fait partie des cinq entreprises les mieux cotées en bourse à  New York.
Il semble de notoriété publique d’après ce que j’ai pu lire çà et là ( et croyez moi, tout se recoupe) que ces prisons privées ont des façons  très particulières de manager et de gérer leur population. Exemple : la prison ultramoderne de Lawrenceville, en Virginie, emploie cinq gardiens le jour et 2 la nuit pour 750 détenus.
Il semblerait également que «le temps de bonne conduite» ne soit pas toujours déduit de manière équitable des peines et que par contre une infraction au règlement ajoute facilement 30 jours d’incarcération (étude des prisons Nouveau-Mexique).
Le niveau de l’insécurité est lui aussi excessivement élevé dans ces établissements privés.

Cette vidéo en anglais montre à quel point la situation est hors contrôle.
âmes sensibles s’abstenir, les images sont extrêmement violentes, je n’ai pas été jusqu’au bout, bien trop dur , mais ô combien édifiant !!!!

 

 

 

Il est à noter que les États-Unis incarcèrent et jugent les enfants comme des adultes dans certains états comme New York par exemple et qu’ils sont en première ligne dans ces établissements où la violence règne en maître.
Selon, Human Rights et Amnesty, il y a plus de 2000 enfants incarcérés à vie aux états unis. Certains d’entre eux le sont pour des crimes moins graves que le meurtre.
Exemple: un enfant de 15 ans est condamné à vie pour avoir volé une camionnette afin de commettre un vol, alors qu’il attendait dehors, un de ses complices a tué deux personnes. Bien qu’il ne soit en aucun cas un meurtrier, sa seule présence sur les lieux le condamnent à vie.
Dix états ne fixent aucun âge minimum pour condamner des enfants à perpet sans remise de peine possible. Six enfants sont actuellement détenus qui n’avaient pas encore 13 ans lors des faits qui leur sont reprochés.
Ces enfants sont emprisonnées dans des prisons d’adultes, au milieu de prédateurs sexuels, de gangs violents, dans des conditions effrayantes.

Autre record américain, les états unis restent un des seuls pays au monde à condamner des personnes retardées mentales à la peine capitale , selon Human Rights, il y aurait plus de dix pour cent de déficients mentaux sur les 3000 personnes qui «pourrissent» actuellement dans les couloirs de la mort.

Human Rights Watch

Tout cela fait froid dans le dos.
Peut on espérer que les droits humains l’emportent  sur les profits générés ?

A vrai dire, ce n’est pas gagné ...

 

Un Obama n’y suffira pas sans doute pas , hélas ....

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Un Peu De Moi

  • : dépressive utopiste: isabelle
  • dépressive utopiste: isabelle
  • : une dépressive redécouvrant le monde semaine après semaine ...Une humaniste qui revit. écrire pour vivre, vivre pour écrire .
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  • isabelle Cassou
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

 

 

 

 

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Chatouillis méningés

 

 

 

 

 

  Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Les Vintages

En Musique ...

je grandis